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Jul 21

Cet article est le premier d’une série d’articles consacrés à la restitution “grand public” de nos données environnementales, dans le but de réaliser un affichage environnemental sur les produits de notre boutique.



Motivations 


En tant qu’entreprise éco-responsable, il est logique que Cousu Bio alloue des ressources pour quantifier l’impact environnemental de son activité.


L’existence de Cousu Bio est dépendante de la production du coton et du lin.

Même si selon le référentiel choisi, cela n’est pas forcément inclus dans notre comptabilité carbone, il reste de notre responsabilité de connaître l’impact environnemental des productions de ces matières. Dans une démarche de transparence et d’implication du consommateur, il nous semblait important de communiquer sur l’impact environnemental de nos tissus.


Méthode


Il nous a fallu choisir un premier indicateur pour commencer l’évaluation de notre impact environnemental, nous avons retenu les émissions de GES.


Dans le but de restituer les informations récoltées sous forme d’un affichage environnemental (sur nos fiches produit), nous avons cherché à établir une fourchette d’émissions, de borne inférieure le scénario le moins émissif et de borne supérieure le scénario le plus émissif. 


Dans ces scénarios, voici le périmètre pris en compte dans la chaîne de production/transformation :


Nous allons ensuite placer nos produits sur cette échelle selon les informations disponibles auprès de nos fournisseurs et selon les données moyennes disponibles en fonction des pays de transformation (intensité carbone de l’électricité, efficacité énergétique des industries)

La chaîne de production des matières textiles étant longue, mondialisée et opaque, il nous faut en effet reposer sur des moyennes. 


Culture du coton

La culture du coton est la première étape et donc la plus opaque. 

On peut supposer que les pratiques agricoles sont assez similaires dans tous les pays du monde, sauf pour l’irrigation qui peut varier selon la quantité d’eau apportée, donc consommation d’énergie des pompes, ainsi que selon si l’énergie qui fait tourner les pompes est fossile (groupe électrogène) ou pas. 

Dans un premier temps, ce point n’a pas été pris en compte par souci de simplification.


Selon le rapport "Coton et changement climatique- Impacts et option de réduction et d'adaptation" publié par le Centre du Commerce International (ITC) en mars 2011, les émissions de GES liées à la production du coton varient de 150 à 4016 kgCO2eq par hectare cultivé. 

Les rendements, vont de 2 à 4 tonnes de coton graine par hectare.


Pour un coton biologique donc peu consommateur d’engrais de synthèse et de phytosanitaires, on peut raisonnablement prendre 2tCO2eq / ha,  avec un rendement moyen  de 3 tonnes de coton graine par hectare, soit 0,66 kgCO2eq / kg de coton graine.


Égrenage

L’égrenage consomme entre 30 et 70 kWh par balle de 500 pounds (226.8 kg).

Avec une moyenne prise à 45 kWh par balle, cela représente environ 0,20 kWh par kg coton  à égrener.


On peut considérer que l’égrenage est fait à proximité du lieu de culture et négliger les émissions de transport entre ces 2 étapes. 


À cette étape apparaît dans les calculs l’intensité carbone du pays.

Pour la Turquie, c’est 0,50 kgCO2 / kWh

Pour égrener 1 kg de coton graine : 0,2 kWh * 0,5 kgCO2 = 0,10 kgCO2eq / kg coton fibre.


Jusque là, le total est de 0,76 kgCO2 / kg graine.

Le rendement de l'égrenage étant communément admis aux alentours de 40%, les émissions par kg de coton fibre : 0,76 / 0,4 = 1,9 kgCO2eq par kg coton fibre.


C’est un ordre de grandeur qui est confirmé par d’autres sources (notamment ce rapport, p19 : 2 kgCO2eq / kg coton graine)



Filature/Tissage

L’efficacité énergétique varie selon les pays :


Avec des intensités carbone de 0,10 kgCO2/kWh pour la France et 0,50 kgCO2/kWh pour la Turquie cela donne respectivement 0,49 kgCO2/kg et 2,60 kgCO2/kg de coton transformé.

Transport : 

Dans le cas où le coton est cultivé et égrené en Turquie, on considérera 0,13 kgCO2 par tonne.km 

Soit, depuis la Turquie (3300 km) 0,43 kgCO2 par kg de coton.


Émissions Cousu Bio :

Nos émissions sont estimées à 1 tonne par an pour 10 tonnes de tissu soit 0,1 kgCO2eq/kg


Résultat :

Prenons 3 cas de figure : 

  • coton cultivé et transformé en Inde puis transporté en France (conteneur)
  • coton entièrement cultivé et transformé en Turquie, puis transporté en France (camion)
  • coton cultivé et égrené en Turquie, puis transformé au portugal et vendu en France

Les données du calcul sont disponibles sur ce tableur


Conclusion :

Cette première étape de calcul permet d’identifier :

  • Les informations nécessaires : données usines (consommation d’énergie, rendement), données transport (distances, mode de transport)
  • Les postes d’émissions prépondérants, dans la chaîne de transformation.
  • Les premiers leviers à notre disposition, en matière de choix de sourcing pour réduire les émissions (relocalisation).

À propos de l'auteur

Julien

Développeur web de métier et passionné de vélo et sport de plein air, je suis très intéressé par les thématiques environnementales et les solutions pour réduire l’empreinte carbone.

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